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Coups de coeurs divers

L’épreuve du permis – deuxième partie

par Catherine (16 juin 2009)

Après l’échec que l’on pourrait qualifier de cuisant, je ne me suis pas laissée abattre… même si j’ai un peu rabâché les oreilles de mes proches à ce sujet. D’ailleurs, c’est au moment d’une de ces conversations que Jean-François pour ne pas le nommer m’a dit que ce serait bien que je roule avec quelqu’un qui a l’habitude de rouler, histoire de voir si je suis vraiment aussi mauvaise que l’inspectrice l’a dit… Quelques jours après, je prenais rendez-vous avec lui.

Je ne suis pas certaine qu’avant de monter dans la voiture, il se sentait particulièrement à l’aise. Mais il ne semblait pas mécontent de ma manière de conduire après l’heure passée ensemble.
Cela m’a redonné courage. Merci Jean-François!

Bref, le rendez-vous pour le second test du permis pris, je me suis remise intensément à l’étude des créneaux. Olivier et moi avons passé quelques dimanches matins dans les rues de Droixhe et alentours pour faire des créneaux, encore et encore… Au bout d’un moment, ça a commencé à rentrer, j’étais prête pour le permis. Pas pour des créneaux en pleine ville, quand il y a une file de voitures derrière qui klaxonnent et qu’il y a à peine la place pour la voiture. Non, ça pas. Et maintenant non plus d’ailleurs. Ce sera pour plus tard.

Côté stress, autant la première fois je ne stressais pas du tout les jours avant le jour-J, autant cette fois-ci, le stress s’est mis à aller crescendo au fur et à mesure que le vendredi fatidique approchait. Parce que j’avais rendez-vous un vendredi à 16h.

Le vendredi matin et surtout l’après-midi, mon stress était presqu’à son maximum. Au moment de partir, ça a été un peu mieux. Mais, naturellement, il y avait du monde sur la route, des feux qui ne voulaient pas passer au vert rapidement, et nous voilà en retard au centre d’examen. Quand je dis "nous", c’est parce que, comme la première fois, Olivier a été réquisitionné pour rester près de moi (et de mon stress).

Heureusement, l’examinateur n’était pas encore là, la voiture d’auto-école non plus, d’ailleurs. Au moment de leur arrivée, j’allais toutes les 2 minutes à la toilette, je ne tenais pas en place et je tremblais de partout. J’ai même réussi à refiler mon stress à Olivier.

Donc, me voilà avec mon moniteur pour la révision des contrôles. D’après lui, j’étais blanche. Au moment de mettre la clé dans le contact, ma main tremblait tellement fort que je n’étais pas certaine de pouvoir mettre la clé. Mon moniteur me dit "Mais arrête de trembler!". Je lui réponds que j’aimerais bien mais que je n’y arrive pas. Bref, dernier passage aux toilettes et me voilà prête pour commencer l’examen.

Dans la voiture, sur le trajet, Olivier m’avait demandé quel numéro de parcours j’allais choisir. Nous nous sommes dit que le 9 ce serait bien puisque cela fait 9 ans que nous sommes ensemble. Naturellement, cette fois-ci, je ne devais pas donner un numéro mais en tirer un au sort. Et c’est le 9 qui est sorti! A partir de ce moment-là, je me suis dit que c’était bon et que j’aurais mon permis. J’ai arrêté de stresser. A quoi ça tient quand même!

Nous partons donc dans la voiture d’auto-école avec mon moniteur et l’examinateur dans les rues escarpées du côté de Bellaire. Zones 30, passages étroits, priorités de droite, sens interdit, démarrages en côtes et les habituels créneau (tout simplement parfait) et demi-tour dans une rue étroite (vraiment très étroite). Je n’ai pas l’impression de faire trop de bêtises, j’écoute la conversation de mes passagers sans intervenir et voilà enfin le moment de monter sur l’autoroute. Les conditions sont vraiment plus clémentes que la première fois. Je dépasse quand il le faut, je garde mes distances, je participe à la circulation. A la sortie, je me dis que ça ne fait que 35 minutes que nous roulons, un peu trop peu donc. Mais voilà que l’examinateur me dit de ne pas tourner directement à droite pour aller au centre d’examen mais de continuer tout droit. Ok, maintenant c’est certain, c’est dans la poche. Sauf faute grave dans les 5 minutes qui vont venir, je l’ai ce bout de papier. C’est ce que me dit l’examinateur quand nous arrivons enfin, en plus de quelques éloges (excellente maîtrise de la voiture, on en voit pas que je n’ai roulé que 3000 km + toutes les heures d’auto-école, etc., etc.).

Quand je rejoins Olivier, j’avais pensé lui faire une blague et lui dire que je ne l’avais pas… mais j’avais un sourire tellement grand je n’aurais trompé personne. Je sautais partout, mon soulagement a été à la hauteur de mon stress. Arrivés à la maison, je suis directement allée faire des photos. J’avais l’impression de voler tellement j’étais contente. Le lendemain, j’ai été chercher mon papier et j’ai tout de suite enlevé le "L" garnissant l’arrière de la voiture.

Après le moment d’euphorie, le calme est revenu et avec lui quelques constatations: je dois recommencer à m’exercer à faire des créneaux entre deux voitures très rapprochées, je dois continuer à rouler et surtout, je compte fin de l’année suivre des cours de conduite défensive et en conditions difficiles. Je suis loin de me considérer comme une bonne conductrice mais l’expérience viendra petit à petit… comme pour les autres conducteurs.

 

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