| ASSOCIATION DU 38 - Coups de coeur, gueule, projecteur |
Coups de GUEULE MusiqueRevoici venu le temps des festivals et du foutage de gueule par Olivier (03 juillet 2009) Cette année peu propice aux voyages à l’étranger, nous nous sommes dits "et si pour agrémenter la quiétude estivale, nous envisagions de participer à quelques festivals". Catherine initia, sur proposition de Christine, le processus en parlant du Tempo Ciney qui avait pour affiche Malibu Stacy, Machiavel (beurk!) et Simple Minds. Pour quoi pas, après tout. Sous un soleil de plomb, nous prenons la route et allons nous garer au marché couvert entre l’allée des bovidés et le chemin des vaches, j’exagère mais tous les noms de rues sont comme ça. Une navette a tôt fait de nous conduire au parc St Roch et nous sommes prêts. Malibu Stacy est un groupe liégeois correct et sympathique mais franchement pas très novateur. Mais bon, c’est sympa, quoi! Déjà je grommelle entre mes dents: pour moi, un festival de musique, c’est la musique qui compte. Force est de constater que pour d’autres, c’est l’aspect festif qui prime: et c’est la ribambelle de rhum, pastis (euh, je n’ose imaginer le lendemain!!) et de crasses pintes et aussi cette farandole de badins qui jacassent comme s’ils ne s’étaient plus vus depuis des plombes. Malgré les décibels, il est parfois peu aisé de distinguer les notes des beuglements (qui n’ont ici rien à voir avec l’allée des bovidés) faisant office de conversations. Mais le pire reste à venir. L’économie de marché qui dirige nos sociétés est supposée être l’apogée du client qui a le choix pour autant que la concurrence libre et non faussée puisse agir pleinement. Comment expliquer alors que lorsqu’il s’agit de se sustenter et de boire un coup, le choix se limite entre des frites (pas cuites et indigestes) et des produits assimilés et innommables fournis par la même entreprise et toutes les boissons de la gamme de Coca- Cola et d’une marque luxembourgeoise de bibine: où est le choix là-dedans? Nous ne sommes pas des veaux (ceci n’a rien à voir avec l’allée des bovidés). Bon évidemment, sur ce coup-là, on flaire l’appel d’offres remporté par une boîte mais nous sommes loin du village culinaire des Ardentes! Ces frites de merde, monopole oblige, coûtaient en plus trois euros cinquante. Chaque passage aux toilettes voyait un demi-euro partir en acide urique. Consternant! Est-ce la prestation ennuyeuse de Machiavel? Toujours est-il que ces frites ne passaient pas. Jim Kerr, le chanteur des Simple Minds devait également en avoir mangé parce que franchement, sa démarche pataude frisait un peu le ridicule pathétique. Et puis quelle idée aussi de mettre une boîte à rythmes sur des hymnes fleurant bon les années 80. Misère quelle déception! Chaque année, c’est la même chose: on se dit "il faut réfréner nos envies, il faut se protéger de ce que l’on veut" et chaque année, on retombe dans le panneau. Mais cette fois-ci, c’est sûr, pas question de retourner à l’allée des bovidés et consorts!
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