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Festival des Libertés: Bernard Lavilliers au Forum de Liège le 17 novembre 2011

Catherine & Olivier - 20 novembre 2011

Après l’avoir un peu entendu à la Fête de l’Huma, on s’était dit quand on a vu que ce baroudeur éternel passerait par Liège dans le cadre du Festival des Libertés, qu’on y pointerait bien le bout de notre nez. Et voilà, nos impressions.

Le concert commence par une entrée en scène théâtrale, un accordéon langoureux, du fond de la scène retentit la voix caractéristique de Bernard Lavilliers.

Un premier titre pour lancer la sarabande des sonorités portoricaines et mondiales qui nous fait penser à l’ambiance de l’excellente série en bande dessinée "Le Tueur". Bon, honnêtement, ce type de musique nous laisse un peu mitigé: les morceaux sont à nos yeux un peu longuets.
Puis Lavilliers prend la pose de l’éternel révolté, le Jack Kerouac de la chanson française, sorte de Corto Maltese chanteur et rouleur des mécaniques. C’est marrant mais à la longue, ça lasse. Sans oublier que parfois, les clichés fusent: l’image du New-York suintant et glauque en plein mois de juillet dans les années 1970, ça fait un peu image d’Epinal, non?

Outre ces bémols, force est de constater que la voix du bougre, même légèrement grippée est superbe et que les textes tiennent la route: 'L’exilé' avec toute l’angoisse de l'immigration sur fond d'accordéon virevoltant, 'Les aventures extraordinaires d’un billet de banque' (écoute, petit, me disait mon vieux, ne dis jamais du mal des riches, on ne sait jamais ce qui peut t'arriver). Mentionnons aussi 'Identité nationale', 'Je cours

Solo à l'acoustique pour la vulnérable et poignante ballade 'Betty': engagement, générosité, tendresse. On en veut plus et on en a plus: 'Petit' décrivant l'univers de l'enfant soldat, l'enfant machine à tuer...

Puis les classiques: 'Idées Noires' où la salle reprend les tirades de Nicoletta et le superbe et poignant 'Les Mains d’or' sur fond d’axe de la solidarité entre Florange et Ougrée (Cockerill nous appartient!), un superbe hommage aux prolétaires, aux manœuvres, aux humbles s'échinant sur les machines mais refusant le chômage. En rappel, Lavilliers revisite brillamment en solo acoustique 'On the road again', puis 'La Salsa' pour finir en beauté.

Même s’il sait très bien passer d’un univers à un autre, nous avons préféré les parties plus rock ou acoustiques. Et, finalement, malgré nos bémols, ce fut une bonne soirée.

   

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La dernière mise à jour de ce site date du 28/11/11