| Association du 38 - Open Curtains |
|
|
|
|
|
Archives Musiques |
||
Anna Calvi à l'Ancienne Belgique le 3 octobre 2011Olivier - 5 octobre 2011 Véritable découverte musicale de 2011 (avec Birdpen), voila quelques mois que je me réjouissais et que je trépignais à l’idée d’aller voir Anna Calvi en concert. Et le 3 octobre, elle passait par l’AB. Et le premier choc visuel en est réellement un: comment imaginer qu’une voix d’une telle puissance puisse sortir d’un corps aussi frêle et chétif. Anna Calvi, d’une timidité incommensurable, est en effet un petit bout de femme, doté d’une voix de mezzo-soprano. Son environnement musical évoque de grandes envolées guitaristiques, un peu comme si Ennio Morricone avait rencontré PJ Harvey et pour le même prix, on s’imagine aisément en train de chevaucher les grandes plaines de l’Ouest, à la recherche de la dernière frontière. Et sur le plan visuel, on se croirait volontiers dans le monde un peu étranger, féerique et néanmoins inquiétant de David Lynch: on a même pensé un moment qu’un nain priapique allait sortir d’une boîte. Un horizon tout en contraste où on entend notamment Anna Calvi s’attaquer à des classiques typiques d’un univers de mec (Surrender d’Elvis). Une soirée fort agréable, un univers particulier à découvrir. Le seul petit bémol est le manque d’envolées s’éloignant des accords dans la version studio un peu comme si la prestation se limitait au minimum syndical. Festival des Libertés: Bernard Lavilliers au Forum de Liège le 17 novembre 2011 Catherine & Olivier - 20 novembre 2011 Après l’avoir un peu entendu à la Fête de l’Huma, on s’était dit quand on a vu que ce baroudeur éternel passerait par Liège dans le cadre du Festival des Libertés, qu’on y pointerait bien le bout de notre nez. Et voilà, nos impressions. Le concert commence par une entrée en scène théâtrale, un accordéon langoureux, du fond de la scène retentit la voix caractéristique de Bernard Lavilliers.
Un
premier titre pour lancer la sarabande des sonorités portoricaines et
mondiales qui nous fait penser à l’ambiance de l’excellente série en
bande dessinée "Le Tueur". Bon, honnêtement, ce type de musique nous
laisse un peu mitigé: les morceaux sont à nos yeux un peu longuets. Outre ces bémols, force est de constater que la voix du bougre, même légèrement grippée est superbe et que les textes tiennent la route: 'L’exilé' avec toute l’angoisse de l'immigration sur fond d'accordéon virevoltant, 'Les aventures extraordinaires d’un billet de banque' (écoute, petit, me disait mon vieux, ne dis jamais du mal des riches, on ne sait jamais ce qui peut t'arriver). Mentionnons aussi 'Identité nationale', 'Je cours… Solo à l'acoustique pour la vulnérable et poignante ballade 'Betty': engagement, générosité, tendresse. On en veut plus et on en a plus: 'Petit' décrivant l'univers de l'enfant soldat, l'enfant machine à tuer... Puis les classiques: 'Idées Noires' où la salle reprend les tirades de Nicoletta et le superbe et poignant 'Les Mains d’or' sur fond d’axe de la solidarité entre Florange et Ougrée (Cockerill nous appartient!), un superbe hommage aux prolétaires, aux manœuvres, aux humbles s'échinant sur les machines mais refusant le chômage. En rappel, Lavilliers revisite brillamment en solo acoustique 'On the road again', puis 'La Salsa' pour finir en beauté. Même s’il sait très bien passer d’un univers à un autre, nous avons préféré les parties plus rock ou acoustiques. Et, finalement, malgré nos bémols, ce fut une bonne soirée. |
||
Accueil | Chemins & Ornières | Open Curtains | Le Chat Outré | CoOk 38 | CO² Production | ChildhOod | Le 38
La dernière mise à jour de ce site date du 28/11/11