ASSOCIATION DU 38 - Souvenirs de vacances  

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Août 2007: Le long de la Tamise et visite de 2 grandes villes universitaires

Cette année, nous avons décidé de faire une partie du sentier de la Tamise de la source jusqu'à Oxford. En fait, au départ, c'est Catherine qui voulait marcher sur du plat et faire de longues distances pour épargner son dos récalcitrant. Le choix s'est porté sur le fameux fleuve anglais.
De longues discussions ont été nécessaires pour savoir si nous irions jusqu'à Londres (+/- 300 km) cette année ou si nous la ferions en plusieurs fois. La seconde possibilité l'a donc emporté: nous ne ferions "que" 100 km en 5 jours puis visite de Oxford puis de sa "jumelle" Cambridge.

Petite précision pour la culture générale de tous: en français, on dit "la" Tamise alors qu'en anglais c'est "the old father Thames". Pourquoi? Peut-être que cela s'explique tout simplement par une règle grammaticale selon laquelle les noms de fleuve sont toujours masculins en anglais. Mais cette explication n'est peut-être pas la bonne. Une part de apple pie à qui nous donnera la solution...

Stress fin juillet: il y a des inondations en Grande-Bretagne, dans la région où nous allons marcher! Apparemment, les problèmes seraient résolus au moment de notre départ.

24/08/07: Ans - Kemble
25/08/07: Kemble - Cricklade
26/08/07: Cricklade - Lechlade
27/08/07: Lechlade - Standlake
28/08/07: Standlake - Oxford
29/08/07: Oxford
30/08/07: Oxford
31/08/07: Oxford - Cambridge
01/09/07: Cambridge
02/09/07: Cambridge - Ans
Nous aurons été accompagnés par...
Quelques considérations subjectives sur la nourriture et la bière britanniques
Quelques photos
 

Vendredi 24/08: Ans - Kemble

Nous voilà donc partis à Kemble, là où la Tamise prend sa source.

Pour ne pas y arriver trop tard, nous prenons un train de navetteurs... mais plus tard que celui que nous prenons d'habitude. Il y a moins de monde, c'est pas mal du tout.
A Bruxelles Midi, nous passons les portiques de sécurité sans trop de problème: les chaussures de marche d'Olivier sonnent mais c'est souvent comme ça. Petite constatation: les agents de sécurité parlent exclusivement en néerlandais, tant pis pour l'Anglais ou l'Espagnol qui ne comprend pas. Bref!

Nous voilà dans l'Eurostar, pas de problème tout va bien. Ils n'annoncent plus quand on passe dans le tunnel, apparemment, ce n'est plus un scoop pour beaucoup de voyageurs.

A Londres, nous avions décidé de faire un peu de tourisme avant de prendre le train pour Swindon et de là la correspondance pour Kemble. Mauvaise idée... nous avons raté le train de 2 minutes. Changement de plan: le prochain train est dans 15 min, mais on devra attendre 50 min pour la correspondance. On y fera nos courses. Nouveau constat à propos des trains anglais: il y a des compartiments pour les familles avec une concentration de bébés qui pleurent et d'enfants qui crient. Puis des compartiments "Shhhht Zone". Un homme utilise son gsm et il se fait tout simplement engueuler. Du coup, nous n'osons plus parler entre nous. Est-ce une bonne idée de séparer ainsi les gens? Ça ne fait que diminuer d'autant plus le niveau de tolérance. Serait-ce là une forme de communautarisme? Forme déjà poussée par ailleurs dans la configuration des quartiers des grandes villes britanniques.

Bref, Swindon: petite, très petite ville. Rien à dire.

Arrivés à Kemble, nous nous rendons directement au pub qui fait aussi Bed & Breakfast. Découverte de la chambre et découverte de la source de la Tamise. En fait, juste une pierre parce que le temps est trop sec. Nous la verrons demain.

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Samedi 25/08: Kemble - Cricklade

Ça y est, cette fois, là voilà! Pas très importante pour le moment mais en cours de journée, nous verrons la Tamise comme un simple filet d'eau, une rivière assez importante pour redevenir un ru.

Nous ne pouvons nier qu'il y a eu des inondations il y a un mois. Certains endroits sont gorgés d'eau. Nous devons marcher dans des champs où nos pieds s'enfoncent jusqu'à la cheville dans la boue. Le plus impressionnant, c'est quand nous passons les pieds dans l'eau sous les lignes à haute tension qui grésillent d'électricité.
A propos de pieds dans l'eau, nous avons dû enlever chaussures et chaussettes pour passer une barrière. Pas moyen de contourner ni de passer à sec. Ça fait du bien parce qu'aujourd'hui, il fait très chaud (+/- 26° C).

A Kemble, nous avons déjeuné avec des Anglais qui vont faire toute la Tamise, le père et sa fille marchent, la mère les rejoint de village en village avec la voiture. Nous croisons la mère très inquiète du terrain, nous la rassurons (à ce moment-là, nous n'avons pas encore dû enlever nos chaussures). Par contre, arrivés à Cricklade après 26 km et un thé et une douche réparateurs, nous nous rendons au pub commander nos repas et là, surprise!, la famille arrive enfin, tous complètement vidés. Le père nous demande comment nous avons fait, on lui explique. Eux, ont fait un détour. Tout ça doit éviter l'eau! Nous en rions encore!

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Dimanche 26/08: Cricklade - Lechlade

Après +/- 1h de marche, nous rencontrons le père et sa fille qui étaient partis un peu avant nous (ils logeaient au même B&B que nous). Elle met un pantalon long à cause des orties. C'est vrai que les sentiers ont vraiment besoin d'être entretenu mais de là à se mettre en long... sauf si elle est allergique aux orties (ça existe?!?). Bref, nous les dépassons et, apparemment vexés, ils nous re-dépassent. Ce n'est pas une course, nous avançons à notre rythme. Nous les reverrons à Lechlade.

Le chemin est plus carrossable qu'hier mais plus déprimant aussi. L'eau s'est complètement retirée et il ne reste que des champs dévastés.

Nous arrivons à Lechlade après 17 km de marche. Lecture dans le parc, observation des cygnes et des canards... et surtout des touristes sont au programme.

Nous nous couchons avec les poules (même avant elles).

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Lundi 27/08: Lechlade - Standlake

C'est le jour le plus long du voyage: 26 km sont prévus jusqu'à Newbridge où nous devions loger. A cause des inondations, notre B&B a annulé la réservation 2 semaines avant notre départ. Après maintes recherches, Olivier a trouvé un B&B à Standlake à 2,5 km par la route de Newbridge. La route est assez fréquentée et devrait ressembler à la chaussée de Tirlemont sans les trottoirs.

Mais nous n'en sommes pas encore là. Tout d'abord la Tamise, ses méandres, ses écluses, ses champs, ses vaches, ses orties. Ça devient lassant et monotone. Contrairement aux 2 jours précédents, il n'y a pas grand chose à voir et à certains moments, le sentier est vraiment douloureux pour les chevilles.

Mais c'est sans compter sur Catherine et son obstination légendaire (c'est elle qui écrit, elle peut donc le dire!). Marcher 2,5 km sur une route fréquentée et certainement dangereuse? Pas question! Il y a un sentier qui mène à Standlake, on peut le prendre. Olivier n'est pas chaud: on n'a pas la carte correspondante, on ne sait pas ce qui nous attend!... Mais Catherine est vraiment très têtue, Olivier cède en disant: "ok, on le fait mais pas de regrets alors!" "Mais non, ça va aller."
Tu parles! Au début, c'est parfait, on voit le sentier, puis on se retrouve dans un champ où on devine le sentier. Puis, ce sont les ronces, les orties... et la pointe de la presqu'île sur laquelle nous marchons. Nous sommes censés traverser la rivière, notre carte (car à ce moment, elle nous est encore utile) nous le dit! Oui, mais la traversée ne se fait pas sur un beau pont, même un peu branlant! Non, elle se fait dans la rivière. Jubilation d'Olivier, petit stress de Catherine: "Mais non, elle n'est pas profonde!" "Tu en es certain? Je ne sais pas, si on faisait demi-tour?"

Donc, nous enlevons chaussures et chaussettes et rentrons nos pieds dans la vase. Vers le milieu, l'eau est propre (à part quelques algues). Arrivés de l'autre côté, nous grimpons une barrière et traversons des prés, très boueux, avec des vaches. Tiens, il y a un veau qui nous suit!
Nous approchons d'une autre barrière à franchir (en grimpant par-dessus et elle est moins stable) et le veau nous suit toujours! Mais il ne sait pas encore grimper les barrières (joie maligne!). Puis troisième barrière: on commence à avoir le tour, c'en est presque amusant, même pour Catherine.

Mais nous sommes +/- au milieu de nulle part! Nous allons demander notre chemin. Nous croisons 2 cyclistes qui vont trop vite, on ne peut pas les arrêter. On nous dit que Standlake est à environ 1 mile (+/- 1,6 km). Hourrah!... Mais Standlake est un village très étendu. Nous arrivons enfin à destination après +/- 3 km supplémentaires. Nous aurons fait 30 km aujourd'hui.

A propos, les cyclistes c'étaient notre logeuse et sa fille! Le B&B est superbe, le plus beau jusqu'à présent!

Conseil de guerre après le souper: est-ce qu'on retourne (en bus) à Newbridge et on fait les +/- 22 km restant jusqu'à Oxford? Ou prend-on le bus jusqu'à mi-chemin pour visiter l'après-midi? Le sentier ne semblant, sur la carte, pas trop passionnant, la seconde option l'emporte.

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Mardi 28/08: Standlake - Oxford

Malgré les 30 km de la veille, au réveil, l'état des muscles et articulations n'est pas trop mauvais. C'est même moins pire qu'on ne le pensait!

A Eynsham où nous descendons du bus, nous croisons la mère (de la famille anglaise). Grands bonjours! Un peu après avoir commencé réellement l'étape du jour, nous entendons un "Hello!" essoufflé. Tiens, le père (sans sa fille). "Vous marchez vite!" "Oui, ça nous arrive". Et le voilà qui file! Non, décidemment, ce n'est pas une course même si lui doit le penser.

Que dire du sentier? Des champs, des vaches, des orties (mais moins), des écluses. Sincèrement, c'est pas le jour le plus moche mais on doit arriver à Oxford et avoir un aperçu de la ville!... Plus tard parce que nous découvrons les parcs, la Tamise et les sentiers de la ville. Les bâtiments? Rien! Il est 13h30, nous n'avons pas encore dînés, on est fatigués mais on veut d'abord arriver au B&B.
Sauf qu'il y a 2 rues avec le même nom, nous prenons la mauvaise... et découvrons le ring d'Oxford. Rien à dire, c'est un ring! On fait demi-tour et nous nous retrouvons sur la bonne rue! Nous dînons enfin vers 14h30... après 18 km (au lieu des 10 prévus). Mais on n'est pas encore au B&B! Heureusement, il est au numéro 118 et nous au 450, ça diminue!
Nous finissons par y arriver. Un thé après, c'est direction le parc pour qu'Olivier prépare nos visites du lendemain et Catherine relate nos aventures. Ça fait du bien de se relaxer... près des canards (pas de touristes pour le moment).

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Mercredi 29/08: Oxford

Nous commençons aujourd'hui le côté plus culturel de nos vacances.

Oxford signifie le "passage des boeufs". L'"Oxen ford" a été constuit vers 757-796 par Offa, roi de Mercie. La ville a beaucoup prospéré depuis et est devenue une des plus grandes cités universités britanniques.

Chose remarquable sur Oxford: la ville n'est pas articulée autour ou le long des fleuves et canaux (et pas seulement la Tamise mais les autres cours d'eau de la cité) comme d'autres villes telles que Liège, Berlin, Paris, Prague pour ne citer que celles-là
Le cours de la Tamise est d'ailleurs artificiel à Oxford. Il a été détourné par les moines de l'abbaye d'Osney pour faire tourner leurs moulins.

La ville est très verte avec beaucoup de parcs de taille variable. Certains ne sont accessibles que pour les étudiants.

Aujourd'hui, nous visiterons le centre universitaire où se trouvent la plupart des "collèges" dont nous ne pourrons observer les "quadrangles" (sortes de cloîtres) que de la porte principale. Cependant, à Oxford, ce n'est pas un centre en tant que tel, d'autres collèges étant dispersés dans toute la ville.

Quelques mots sur les collèges: les étudiants sont répartis en collèges (St John, Queen's, Exeter,...). Ceux-ci ne se définissent pas nécessairement par rapport à une faculté bien précise. Pour faire une comparaison avec Harry Potter, Griffon d'Or, Serpentard et les autres sont des collèges: les étudiants suivent +/- les mêmes cours mais leur collège leur donne certaines facilités en terme de logements, de sports, d'accès aux bibliothèques, etc. Certains collèges sont également définis par leur couleur politique: certains sont plus de droite, d'autres comme le Wadham (surnommé "The People's Republic of Wadham") de gauche.

Comme on s'est doute, de grands noms sont passés par Oxford, tous horizons et couleurs politiques confondus: Margareth Thatcher, T.E. Lawrence, et bien entendu J.R.R. Tolkien. C'est à Oxford, au "Eagle and Child" qu'il a commencé "Le Seigneur des Anneaux" en compagnie d'autres écrivains tels que C.S. Lewis, créateur du "Monde de Narnia". Oxford, c'est également la ville de Lewis Carroll. "Alice au pays des merveilles" est partout: elle a son petit magasin mais certains personnages sont aussi représentés dans certains collèges. Pour clôturer cette parenthèse littéraire, aucunement exhaustive, l'"Inspecteur Morse" sévit également à Oxford (aussi un adepte du pub "The Eagle and Child").

Pendant la journée, nous passerons devant un magasin vendant les costumes devant être portés par les étudiant-e-s pendant les examens oraux: veste, pantalon, chemise blanche, cravate (plus vite un gros lacet pour les filles) et gilet pour tout le monde. En fait, nous restons dans la tradition britannique de l'uniforme pour les élèves.

Nous visitons également High Street avec ses bâtiments d'origines très étendues: nous passons du Xème siècle au XXème siècle sans nécessairement avoir l'impression d'un désaccord dans l'architecture.
Christ Church avec sa cathédrale belle sans être extraordinaire et surtout sa salle à manger digne des livres d'Harry Potter nous accapare quelques temps.
Nous visitons ensuite une partie beaucoup plus commerçante, moins agréable mais intéressante. Le nord de la ville sera pour demain.

Mine de rien, nous avons quand même déambulé pas moins de 15 km dans la ville aujourd'hui (vive le nouveau podomètre de Catherine).

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Jeudi 30/08: Oxford

Deuxième jour culturel. Il sera plus consacré aux collèges. Nous en visiterons quelques uns: Trinity College, Exeter College, St John's College, Wadham et Worcester College, principalement les jardins et les quadrangles. Une oreille curieuse entendra d'un guide que les constructions de chaque "quad" ont des finalités précises: les dortoirs, la salle à manger, l'étude et la prière.
Nous nous promenons plus dans le nord d'Oxford, les coins sont moins touristiques mais, comme c'est souvent le cas, très beaux, très calmes et avec un charme certain. Nous déambulons dans le quartier de Jericho qui était un quartier ouvrier: les ouvrier d'Oxford University Press toute proche y habitaient. Maintenant, ce quartier s'embourgeoise (phénomène de gentrification. Ce phénomène est par ailleurs observable dans toutes les villes: Berlin, Bruxelles, Paris, Liège).
Nous nous promenons de nouveau dans quelques parcs. Toutes les parties ne sont pas toujours ouvertes au public. Petits bémols dans les parcs: ils sont curieusement pauvres en bancs et en poubelles.

Que dire sur les rues commerçantes sinon qu'elles ressemblent à toutes les rues commerçantes avec les mêmes enseignes que partout ailleurs? Côté commercial, nous avons aussi visité la grandiose librairie Blackwell et le "covered market" avec ses étals de viandes, poissons, fromages, fruits et légumes, mais aussi chocolats, biscuits, chaussures, vêtements et jouets. C'est la Bocceria de Barcelone en moins alimentaire.

Toutes ces promenades nous ramènent dans le parc de Christ Church (mais pas d'eau ni de canard cette fois) pour une pause bien méritée avant de souper.

Nous avons parcouru 19 km aujourd'hui: c'est une surprise pour nous deux. Nous n'imaginions pas les distances que l'on peut accomplir lors de telles visites.

Une excellente adresse où manger est le "Chequers" sur High Street. Le cadre est magnifique et la nourriture excellente.

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Vendredi 31/08: Oxford - Cambridge

Nous voilà en route vers de nouvelles aventures comme dit la chanson. Nous déjeunons assez tôt pour prendre le train pour Londres puis Cambridge. Les oeufs et le bacon du petit-déjeuner commencent à lasser, de même que la confiture de fraises et la marmelade d'orange sur les toasts. Apparemment, dans ce B&B, c'est la pensée unique de la confiture! Ah oui, ils proposent aussi un machin australien à base de levure pour mettre sur les toasts. Rien que l'odeur est fortement dissuasive!
A Londres, cette fois-ci, nous ne prenons pas de risques et nous oublions le tourisme pour nous diriger directement vers le métro qui nous conduira de Paddington à King's Cross. Du coup, nous arrivons plus tôt et pouvons prendre un autre train que celui prévu pour Cambridge. Pas de bol: c'est un omnibus. Nous arriverons un rien avant l'autre. Mais nous sommes en vacances, ce n'est pas un problème.
Le sorcier nous suit partout! A King's Cross, notre train est à la voie 9b. Se dresse devant nous un mur avec la voie 9 3/4 et un trolley à moitié rentré dedans. Les lecteurs-trices d'Harry Potter auront compris. Pour les autres, on vous invite à lire ses histoires. Bien entendu, beaucoup de monde fait la file pour être pris en photo. Bien entendu, nous n'en ferons pas partie.

Dans le train, en Gentils Organisateurs que nous sommes, nous discutons d'un prochain voyage en octobre (mais ça, c'est une autre histoire).

Arrivés à destination, nous sommes presque déçus de trouver le B&B tout de suite. Il a l'air pas mal. Comme il n'est que midi, nous allons au Tourist Information Center glaner des infos sur la ville puis faire la balade prévue. Nous nous basons sur "Walks in London and Southeast England" du Rough Guide. Nous l'avions déjà utilisé pour aller à Stonehenge et la première impression se confirme: c'est un guide vraiment pratique! D'autres balades en perspectives? Qui sait?
Autre constat: Cambridge est une ville plus petite et compacte qu'Oxford mais aussi plus jolie et plus diversifiée. Autant Oxford se dessine en jaunes orangés autant Cambridge passe du blanc au rouge sans choquer les yeux.
La campagne, sur base des quelques kilomètres parcourus, nous parait aussi plus belle. Bref, voilà une première impression à confirmer demain lors de la traditionnelle visite culturelle. Nous ne restons qu'un seul jour, il sera chargé en visites et kilomètres (aujourd'hui, nous atteignons les 18). Pour ne pas rester sur une note idyllique, la douche est affreuse avec un filet d'eau mais elle sera peut-être meilleure demain matin. D'après le guide, on aura des muffins faits maison au petit-déjeuner! Surprise!! En attendant, nous avons mangé dans un excellent restaurant indien: le "Tandoori Station". A ne pas manquer lors d'une prochaine visite à Cambridge.

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Samedi 01/09: Cambridge

Ca y est! Le dos de Catherine râle! Apparemment, les 150 km parcourus jusqu'ici ou le vent frais de ces 3 derniers jours font qu'il se manifeste et réclame du repos. Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui. Une intervention chimique le calmera quelques heures. En attendant: petit-déjeuner! Et oui, des muffins sont au menu. Ils sont excellents.

Pour la petite histoire, l'université de Cambridge aura 800 ans en 2009. Au départ, ce qui deviendra la ville n'était qu'un gué puis elle est devenue un carrefour.

Comme à Oxford, on s'en doute, de grands noms sont passés par Cambridge: Darwin, Newton, Watson (de Watson et Crick de la double hélice d'ADN), le poète Milton, Coleridge, Keanes, Salman Rushdie, Eric Idle (des Monty Python), Erasme, etc.

Nous commençons nos visites par une balade dans les rues commerçantes. Il n'est que 9h, il n'y a pas encore trop de monde, cela nous permet d'admirer les beaux bâtiments et les rues étroites. Nous en profitons pour chercher un CD qu'Olivier désespère de trouver. Nos recherches nous mènent dans quelques magasins indépendants où nous consultons quelques livres de randonnées. Nos vacances des prochaines années se dessinent (pour info: le CD en question sera trouvé et acheté).

Le guide acheté hier au TIC nous propose aussi une découverte des ponts et des allées. Nous en profitons pour visiter quelques collèges. Le principe est le même qu'à Oxford avec quelques différences notoires:

  • ici, on parle de "courts" et pas de "quads",
  • contrairement à Oxford où quand on en avait vu un on avait l'impression de les avoir tous vus, à Cambridge, il y a une grande diversité tant dans la taille que dans l'architecture,
  • les gens ont l'air moins hautain.

Notre première impression d'hier se confirme donc: nous préférons Cambridge.

Les plus beaux collèges visités sont, pour nous, certainement: St John, Emmanuel, Trinity, Queen's, et King's College. La chapelle de King's College n'a de chapelle que de nom (en tout cas pour nous): elle fait 88 m de long, 12 m de large et 24 m de haut. Le plafond est superbe et donne un peu le vertige. C'est assez déroutant de sortir de ces bâtiments et de trouver à quelques mètres de nous un pré avec des vaches. Nos pas nous guideront vers un parc (toujours pas de canards ni de cygnes) où nous soufflerons un peu avant de chercher un endroit où manger. Nous avons quand même, pour le moment, parcouru encore 17 km! Et bien sûr, avant de manger, une pinte car pas question de repartir sans goûter un breuvage local!

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Dimanche 02/09: Cambridge - Ans

Voilà, c'est le dernier jour. Aujourd'hui, nous retrouvons notre maison et Poulou mais avant ça, le voyage sera un peu plus folklorique qu'à l'aller. Des travaux sont prévus sur le rail britannique. Faut-il y voir une volonté de réinvestir dans le rail après 20 années de libéralisation et également une récente renationalisation déguisée (car il serait bien évidemment inconvenant de reconnaître l'échec que fut cette libéralisation)? Nous devons prendre un train vers Stansted Airport puis un bus jusqu'à la gare de Liverpool Street à Londres. Que dire du bus? L'air conditionné était glacial et les sièges prévus pour des personnes mesurant moins d'1,60m. Ce n'est pas la façon la plus agréable de voyager mais soit.
A Londres, nous avons 4h devant nous, nous allons donc faire 2 balades. Elles proviennent d'une sorte de jeu de cartes avec 50 balades. Une carte étant une balade. C'est assez bien expliqué et utile. Nous avons la même chose pour Paris.
Donc, nous passons de Liverpool Street à Old Street. C'est pas mal comme quartier. De là, un métro jusqu'à Green Park où nous passons devant Buckingham Palace. Il n'y a pas à dire, c'est un endroit très touristique. C'est encore plus difficile de passer là que de marcher dans un champ boueux. Nous finissons par arriver près de Big Ben et revoilà la Tamise que nous avions quittée il y a quelques jours. Quand on pense que nous l'avions vue si petite et si propre! Quelques courses au Tesco local pour acheter des pork pies et des Kettle Chips plus nos sandwichs de midi. Concernant les Kettle Chips, ils sont vraiment excellents. Dommage que peu de magasins belges en vendent.
Arrivés à London Waterloo, un employé d'Eurostar aborde Olivier: "Ça fait des années que je travaille ici et c'est le plus beau T-Shirt que j'ai vu jusqu'à présent! Vous allez souvent à Sclessin?" Et oui, Olivier a un T-Shirt du Standard. Le logo est petit mais les supporters de tous les pays le reconnaissent. Supporters de tous les pays, unissez-vous! aurait dit l'autre.
Bien entendu, les chaussures d'Olivier sonnent et le type de la sécurité lui demande de quelle équipe il s'agit. Rien à dire, ce T-shirt qui a l'air discret ne l'est pas vraiment.
On a juste le temps de faire un tour aux toilettes et d'acheter du café et nous voilà dans l'Eurostar.

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Pendant ces quelques jours, nous aurons été accompagnés par...

  • "Train" de Pete Dexter et "L'ingénieur culturel" de Muriel Starks pour Catherine. La lecture du premier la rendait assez mal à l'aise. Le second est complètement déjanté. A recommander? Non, pas vraiment.
  • "La mezzanine" de Nicholson Baker et "Ambiguïté" d'Elliot Pearlman pour Olivier. Le premier est un exercice de style anecdotique à la Perec. Le second, dont la lecture a été terminée à Ans, était vraiment poignant.
  • A la télévision, nous avons ri devant "The X Factor", "La Nouvelle Star" locale. Comme d'habitude, des personnes s'imaginant être des chanteurs exceptionnels se sont fait ridiculiser. Ceci dit, certains autres étaient, selon nous, vraiment très bons. Un épisode de "Midsummer Murder" ("L'Inspecteur Barnaby" en français), un match de foot et une recette de Jamie Olivier avant de passer à la séance lecture- pré-dodo auront rythmé nos courtes soirées.

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Quelques considérations subjectives sur la nourriture et la bière britanniques

D'abord le petit-déjeuner: le full english beakfast se compose d'un bol de céréales puis d'une assiette composée en général de bacon, saucisse, tomates, haricots sauce tomate, champignons, oeufs sur le plat. Le tout est cuit, bien entendu. En fonction des régions et des B&B, l'assiette contient également du boudin noir (Irlande, Ecosse) et/ou du pain grillé sous l'oeuf. Rarement, le repas est accompagné d'une purée de pommes de terre frite. C'est comme des croquettes mais moins ferme.
Les haricots ne sont pas toujours présents, de même que les champignons. La tomate peut ne pas être fraîche mais en boîte (et ça, c'est vraiment mauvais). La saucisse peut aussi prendre plusieurs formes: saucisse "spécial petit-déjeuner", chipolata ou plus rarement une grosse saucisse rappelant la saucisse liégeoise.
Le petit-déjeuner se termine par 2-3 toasts avec un choix de confitures et marmelades. Le pain, quand on a de la chance, est bio sinon c'est du pain matelassé (difficile à décrire). Le tout est agrémenté de thé ou de café.
Bien entendu, ce petit-déjeuner est surtout intéressant quand on va marcher 20 km. Si on le mange avant de s'asseoir derrière un bureau, notre médecin risque de ne pas être content du tout du taux de cholestérol et de notre IMC qui aura grimpé en flèche!

Pour le dîner, les Britanniques ont trouvé la solution à leur pain pas spécialement bon: il le rendent meilleur en les remplissant d'excellentes choses: thon, tomates, salade, poulet, pickles, salade aux oeufs, concombre, etc. C'est vrai, en Belgique, nous avons ça aussi mais les sandwiches britanniques ont vraiment quelque chose de spécial. Le repas peut s'accompagner d'un morceau de leurs excellents fromages. Nous connaissons en Belgique surtout le Cheddar et le Chester mais nos goûts se portent surtout vers le Double Gloucester (prononcez "dobel Glostair"), le Red Leicester (prononcez "Raid Laistair"), le Stilton (sorte de bleu) voire le Shropshire (un bleu orangé... sans mauvais jeu de mots sur une future-ex-coalition politique).

Au souper, depuis quelques années, il y a une nette amélioration diététique dans la nourriture servie dans les pubs. Nous trouvons plus régulièrement des légumes, souvent cuits à la vapeur, et moins de frites.
D'ailleurs, certains plats sont servis avec de la purée ou du riz ou des pommes de terre sautées. Même le traditionnel Fish and Chips semble moins gras (sauf si nous l'achetons dans les gargotes réservées à ce met pas nécessairement délicat).
Nous avons découverts 2-3 recettes intéressantes: du poulet farci avec du basilic et des tomates et cuit au four avec de la mozzarella, accompagné de brocolis, carottes et pomme de terre. Une purée pomme de terre-choux, bacon, sauce moutarde fut une excellent surprise de cette année 2007. Sans oublier un incontournable de nos périples en Grande-Bretagne, nous voulons parler du gammon steak, sorte de steak de jambon servi avec une tranche d'ananas et des petits pois ou encore des saucisses noyées dans une sauce brune à l'oignon caramélisé, la purée de pommes de terre venant absorber cette sauce comme le sac de sable fait rempart en cas d'inondations (cette comparaison n'est absolument pas liée à une quelconque actualité locale, non, non).

Nous ne pouvons terminer cette énumération culinaire sans parler des desserts. La Grande-Bretagne, ce n'est pas que le Christmas pudding prêt depuis 6 mois ou la jelly à la menthe. Les desserts comme les apple pies et les crumbles (spécialités de Catherine) viennent de là. Les scones, sablés et autres douceurs agrémentent le thé de 17h d'après balades.

Enfin, l'évolution du goût de la bière britannique mérite en effet un long développement. Dans les années 70, les grosses brasseries dominaient et avaient la plupart des pubs sous licence. Résultat des courses, chaque pub offrait la même bière au goût uniforme et, par conséquent, insipide. Des citoyens aimant déguster des bons breuvages houblonnés se sont rassemblés et ont lancé la CAMRA (Campaing for Real ales - Campagnes pour de la vraie bibine). Et 20 ans plus tard, les basseries locales ont refait surface. Et si les pubs franchisés sous l'égide des multinationales tiennent toujours le haut du pavé, elles doivent maintenant cohabiter avec des pubs proposant presque exclusivement des real ales, certes un peu plus chères (un peu comme les produits des magasins du monde).
Comme quoi, un peu de résistance peut donner des résultats.

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Dernières vacances

Octobre 2009: Kent

Mai 2009: Paris

Mars-Avril 2009: Florence

Décembre 2008: Londres

Septembre 2008: Cleveland Way

Juin 2008: Venise

Mai 2008: Paris

Octobre 2007: Saint-Pétersbourg

Août 2007: Tamise, Oxford, Cambridge

Mai 2007: Winchester-Salisbury

Septembre 2006: Barcelone

 

 
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