| ASSOCIATION DU 38 - Souvenirs de vacances |
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Août 2007: Le long de la Tamise et visite de 2 grandes villes universitaires Cette année, nous avons décidé de faire une partie
du sentier de la Tamise de la source jusqu'à Oxford. En fait, au
départ, c'est Catherine qui voulait marcher sur du plat et faire de
longues distances pour épargner son dos récalcitrant. Le choix s'est
porté sur le fameux fleuve anglais. Petite précision pour la culture générale de tous: en français, on dit "la" Tamise alors qu'en anglais c'est "the old father Thames". Pourquoi? Peut-être que cela s'explique tout simplement par une règle grammaticale selon laquelle les noms de fleuve sont toujours masculins en anglais. Mais cette explication n'est peut-être pas la bonne. Une part de apple pie à qui nous donnera la solution... Stress fin juillet: il y a des inondations en Grande-Bretagne, dans la région où nous allons marcher! Apparemment, les problèmes seraient résolus au moment de notre départ. 24/08/07:
Ans - Kemble Nous voilà donc partis à Kemble, là où la Tamise prend sa source. Pour ne pas y arriver trop tard, nous prenons un train de
navetteurs... mais plus tard que celui que nous prenons d'habitude.
Il y a moins de monde, c'est pas mal du tout. Nous voilà dans l'Eurostar, pas de problème tout va bien. Ils n'annoncent plus quand on passe dans le tunnel, apparemment, ce n'est plus un scoop pour beaucoup de voyageurs. A Londres, nous avions décidé de faire un peu de tourisme avant de prendre le train pour Swindon et de là la correspondance pour Kemble. Mauvaise idée... nous avons raté le train de 2 minutes. Changement de plan: le prochain train est dans 15 min, mais on devra attendre 50 min pour la correspondance. On y fera nos courses. Nouveau constat à propos des trains anglais: il y a des compartiments pour les familles avec une concentration de bébés qui pleurent et d'enfants qui crient. Puis des compartiments "Shhhht Zone". Un homme utilise son gsm et il se fait tout simplement engueuler. Du coup, nous n'osons plus parler entre nous. Est-ce une bonne idée de séparer ainsi les gens? Ça ne fait que diminuer d'autant plus le niveau de tolérance. Serait-ce là une forme de communautarisme? Forme déjà poussée par ailleurs dans la configuration des quartiers des grandes villes britanniques. Bref, Swindon: petite, très petite ville. Rien à dire. Arrivés à Kemble, nous nous rendons directement au pub qui fait aussi Bed & Breakfast. Découverte de la chambre et découverte de la source de la Tamise. En fait, juste une pierre parce que le temps est trop sec. Nous la verrons demain. Samedi 25/08: Kemble - Cricklade Ça y est, cette fois, là voilà! Pas très importante pour le moment mais en cours de journée, nous verrons la Tamise comme un simple filet d'eau, une rivière assez importante pour redevenir un ru. Nous ne pouvons nier qu'il y a eu des inondations il y a un mois.
Certains endroits sont gorgés d'eau. Nous devons marcher dans des
champs où nos pieds s'enfoncent jusqu'à la cheville dans la boue. Le
plus impressionnant, c'est quand nous passons les pieds dans l'eau
sous les lignes à haute tension qui grésillent d'électricité. A Kemble, nous avons déjeuné avec des Anglais qui vont faire toute la Tamise, le père et sa fille marchent, la mère les rejoint de village en village avec la voiture. Nous croisons la mère très inquiète du terrain, nous la rassurons (à ce moment-là, nous n'avons pas encore dû enlever nos chaussures). Par contre, arrivés à Cricklade après 26 km et un thé et une douche réparateurs, nous nous rendons au pub commander nos repas et là, surprise!, la famille arrive enfin, tous complètement vidés. Le père nous demande comment nous avons fait, on lui explique. Eux, ont fait un détour. Tout ça doit éviter l'eau! Nous en rions encore! Dimanche 26/08: Cricklade - Lechlade Après +/- 1h de marche, nous rencontrons le père et sa fille qui étaient partis un peu avant nous (ils logeaient au même B&B que nous). Elle met un pantalon long à cause des orties. C'est vrai que les sentiers ont vraiment besoin d'être entretenu mais de là à se mettre en long... sauf si elle est allergique aux orties (ça existe?!?). Bref, nous les dépassons et, apparemment vexés, ils nous re-dépassent. Ce n'est pas une course, nous avançons à notre rythme. Nous les reverrons à Lechlade. Le chemin est plus carrossable qu'hier mais plus déprimant aussi. L'eau s'est complètement retirée et il ne reste que des champs dévastés. Nous arrivons à Lechlade après 17 km de marche. Lecture dans le parc, observation des cygnes et des canards... et surtout des touristes sont au programme. Nous nous couchons avec les poules (même avant elles). Lundi 27/08: Lechlade - Standlake C'est le jour le plus long du voyage: 26 km sont prévus jusqu'à Newbridge où nous devions loger. A cause des inondations, notre B&B a annulé la réservation 2 semaines avant notre départ. Après maintes recherches, Olivier a trouvé un B&B à Standlake à 2,5 km par la route de Newbridge. La route est assez fréquentée et devrait ressembler à la chaussée de Tirlemont sans les trottoirs. Mais nous n'en sommes pas encore là. Tout d'abord la Tamise, ses méandres, ses écluses, ses champs, ses vaches, ses orties. Ça devient lassant et monotone. Contrairement aux 2 jours précédents, il n'y a pas grand chose à voir et à certains moments, le sentier est vraiment douloureux pour les chevilles. Mais c'est sans compter sur Catherine et son obstination
légendaire (c'est elle qui écrit, elle peut donc le dire!). Marcher
2,5 km sur une route fréquentée et certainement dangereuse? Pas
question! Il y a un sentier qui mène à Standlake, on peut le
prendre. Olivier n'est pas chaud: on n'a pas la carte
correspondante, on ne sait pas ce qui nous attend!... Mais Catherine
est vraiment très têtue, Olivier cède en disant: "ok, on le fait
mais pas de regrets alors!" "Mais non, ça va aller." Donc, nous enlevons chaussures et chaussettes et rentrons nos
pieds dans la vase. Vers le milieu, l'eau est propre (à part
quelques algues). Arrivés de l'autre côté, nous grimpons une
barrière et traversons des prés, très boueux, avec des vaches.
Tiens, il y a un veau qui nous suit! Mais nous sommes +/- au milieu de nulle part! Nous allons demander notre chemin. Nous croisons 2 cyclistes qui vont trop vite, on ne peut pas les arrêter. On nous dit que Standlake est à environ 1 mile (+/- 1,6 km). Hourrah!... Mais Standlake est un village très étendu. Nous arrivons enfin à destination après +/- 3 km supplémentaires. Nous aurons fait 30 km aujourd'hui. A propos, les cyclistes c'étaient notre logeuse et sa fille! Le B&B est superbe, le plus beau jusqu'à présent! Conseil de guerre après le souper: est-ce qu'on retourne (en bus) à Newbridge et on fait les +/- 22 km restant jusqu'à Oxford? Ou prend-on le bus jusqu'à mi-chemin pour visiter l'après-midi? Le sentier ne semblant, sur la carte, pas trop passionnant, la seconde option l'emporte. Mardi 28/08: Standlake - Oxford Malgré les 30 km de la veille, au réveil, l'état des muscles et articulations n'est pas trop mauvais. C'est même moins pire qu'on ne le pensait! A Eynsham où nous descendons du bus, nous croisons la mère (de la famille anglaise). Grands bonjours! Un peu après avoir commencé réellement l'étape du jour, nous entendons un "Hello!" essoufflé. Tiens, le père (sans sa fille). "Vous marchez vite!" "Oui, ça nous arrive". Et le voilà qui file! Non, décidemment, ce n'est pas une course même si lui doit le penser. Que dire du sentier? Des champs, des vaches, des orties (mais
moins), des écluses. Sincèrement, c'est pas le jour le plus moche
mais on doit arriver à Oxford et avoir un aperçu de la ville!...
Plus tard parce que nous découvrons les parcs, la Tamise et les
sentiers de la ville. Les bâtiments? Rien! Il est 13h30, nous
n'avons pas encore dînés, on est fatigués mais on veut d'abord
arriver au B&B. Nous commençons aujourd'hui le côté plus culturel de nos vacances. Oxford signifie le "passage des boeufs". L'"Oxen ford" a été constuit vers 757-796 par Offa, roi de Mercie. La ville a beaucoup prospéré depuis et est devenue une des plus grandes cités universités britanniques. Chose remarquable sur Oxford: la ville n'est pas
articulée autour ou le long des fleuves et canaux (et pas seulement
la Tamise mais les autres cours d'eau de la cité) comme d'autres
villes telles que Liège, Berlin, Paris, Prague pour ne citer que
celles-là La ville est très verte avec beaucoup de parcs de taille variable. Certains ne sont accessibles que pour les étudiants. Aujourd'hui, nous visiterons le centre universitaire où se trouvent la plupart des "collèges" dont nous ne pourrons observer les "quadrangles" (sortes de cloîtres) que de la porte principale. Cependant, à Oxford, ce n'est pas un centre en tant que tel, d'autres collèges étant dispersés dans toute la ville. Quelques mots sur les collèges: les étudiants sont répartis en collèges (St John, Queen's, Exeter,...). Ceux-ci ne se définissent pas nécessairement par rapport à une faculté bien précise. Pour faire une comparaison avec Harry Potter, Griffon d'Or, Serpentard et les autres sont des collèges: les étudiants suivent +/- les mêmes cours mais leur collège leur donne certaines facilités en terme de logements, de sports, d'accès aux bibliothèques, etc. Certains collèges sont également définis par leur couleur politique: certains sont plus de droite, d'autres comme le Wadham (surnommé "The People's Republic of Wadham") de gauche. Comme on s'est doute, de grands noms sont passés par Oxford, tous horizons et couleurs politiques confondus: Margareth Thatcher, T.E. Lawrence, et bien entendu J.R.R. Tolkien. C'est à Oxford, au "Eagle and Child" qu'il a commencé "Le Seigneur des Anneaux" en compagnie d'autres écrivains tels que C.S. Lewis, créateur du "Monde de Narnia". Oxford, c'est également la ville de Lewis Carroll. "Alice au pays des merveilles" est partout: elle a son petit magasin mais certains personnages sont aussi représentés dans certains collèges. Pour clôturer cette parenthèse littéraire, aucunement exhaustive, l'"Inspecteur Morse" sévit également à Oxford (aussi un adepte du pub "The Eagle and Child"). Pendant la journée, nous passerons devant un magasin vendant les costumes devant être portés par les étudiant-e-s pendant les examens oraux: veste, pantalon, chemise blanche, cravate (plus vite un gros lacet pour les filles) et gilet pour tout le monde. En fait, nous restons dans la tradition britannique de l'uniforme pour les élèves. Nous visitons également High Street avec ses bâtiments d'origines
très étendues: nous passons du Xème siècle au XXème
siècle sans nécessairement avoir l'impression d'un désaccord dans
l'architecture. Mine de rien, nous avons quand même déambulé pas moins de 15 km dans la ville aujourd'hui (vive le nouveau podomètre de Catherine). Deuxième jour culturel. Il sera plus consacré aux collèges. Nous
en visiterons quelques uns: Trinity College, Exeter College, St
John's College, Wadham et Worcester College, principalement les
jardins et les quadrangles. Une oreille curieuse entendra d'un guide
que les constructions de chaque "quad" ont des finalités précises:
les dortoirs, la salle à manger, l'étude et la prière. Que dire sur les rues commerçantes sinon qu'elles ressemblent à toutes les rues commerçantes avec les mêmes enseignes que partout ailleurs? Côté commercial, nous avons aussi visité la grandiose librairie Blackwell et le "covered market" avec ses étals de viandes, poissons, fromages, fruits et légumes, mais aussi chocolats, biscuits, chaussures, vêtements et jouets. C'est la Bocceria de Barcelone en moins alimentaire. Toutes ces promenades nous ramènent dans le parc de Christ Church (mais pas d'eau ni de canard cette fois) pour une pause bien méritée avant de souper. Nous avons parcouru 19 km aujourd'hui: c'est une surprise pour nous deux. Nous n'imaginions pas les distances que l'on peut accomplir lors de telles visites. Une excellente adresse où manger est le "Chequers" sur High Street. Le cadre est magnifique et la nourriture excellente. Vendredi 31/08: Oxford - Cambridge Nous voilà en route vers de nouvelles aventures comme dit la
chanson. Nous déjeunons assez tôt pour prendre le train pour Londres
puis Cambridge. Les oeufs et le bacon du petit-déjeuner commencent à
lasser, de même que la confiture de fraises et la marmelade d'orange
sur les toasts. Apparemment, dans ce B&B, c'est la pensée unique de
la confiture! Ah oui, ils proposent aussi un machin australien à
base de levure pour mettre sur les toasts. Rien que l'odeur est
fortement dissuasive! Dans le train, en Gentils Organisateurs que nous sommes, nous discutons d'un prochain voyage en octobre (mais ça, c'est une autre histoire). Arrivés à destination, nous sommes presque déçus de trouver le
B&B tout de suite. Il a l'air pas mal. Comme il n'est que midi, nous
allons au Tourist Information Center glaner des infos sur la ville
puis faire la balade prévue. Nous nous basons sur "Walks in London
and Southeast England" du Rough Guide. Nous l'avions déjà utilisé
pour aller à Stonehenge et la première impression se confirme: c'est
un guide vraiment pratique! D'autres balades en perspectives? Qui
sait? Ca y est! Le dos de Catherine râle! Apparemment, les 150 km parcourus jusqu'ici ou le vent frais de ces 3 derniers jours font qu'il se manifeste et réclame du repos. Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui. Une intervention chimique le calmera quelques heures. En attendant: petit-déjeuner! Et oui, des muffins sont au menu. Ils sont excellents. Pour la petite histoire, l'université de Cambridge aura 800 ans en 2009. Au départ, ce qui deviendra la ville n'était qu'un gué puis elle est devenue un carrefour. Comme à Oxford, on s'en doute, de grands noms sont passés par Cambridge: Darwin, Newton, Watson (de Watson et Crick de la double hélice d'ADN), le poète Milton, Coleridge, Keanes, Salman Rushdie, Eric Idle (des Monty Python), Erasme, etc. Nous commençons nos visites par une balade dans les rues commerçantes. Il n'est que 9h, il n'y a pas encore trop de monde, cela nous permet d'admirer les beaux bâtiments et les rues étroites. Nous en profitons pour chercher un CD qu'Olivier désespère de trouver. Nos recherches nous mènent dans quelques magasins indépendants où nous consultons quelques livres de randonnées. Nos vacances des prochaines années se dessinent (pour info: le CD en question sera trouvé et acheté). Le guide acheté hier au TIC nous propose aussi une découverte des ponts et des allées. Nous en profitons pour visiter quelques collèges. Le principe est le même qu'à Oxford avec quelques différences notoires:
Notre première impression d'hier se confirme donc: nous préférons Cambridge. Les plus beaux collèges visités sont, pour nous, certainement: St John, Emmanuel, Trinity, Queen's, et King's College. La chapelle de King's College n'a de chapelle que de nom (en tout cas pour nous): elle fait 88 m de long, 12 m de large et 24 m de haut. Le plafond est superbe et donne un peu le vertige. C'est assez déroutant de sortir de ces bâtiments et de trouver à quelques mètres de nous un pré avec des vaches. Nos pas nous guideront vers un parc (toujours pas de canards ni de cygnes) où nous soufflerons un peu avant de chercher un endroit où manger. Nous avons quand même, pour le moment, parcouru encore 17 km! Et bien sûr, avant de manger, une pinte car pas question de repartir sans goûter un breuvage local! Dimanche 02/09: Cambridge - Ans Voilà, c'est le dernier jour. Aujourd'hui, nous retrouvons notre
maison et Poulou mais avant ça, le voyage sera un peu plus
folklorique qu'à l'aller. Des travaux sont prévus sur le rail
britannique. Faut-il y voir une volonté de réinvestir dans le rail
après 20 années de libéralisation et également une récente
renationalisation déguisée (car il serait bien évidemment
inconvenant de reconnaître l'échec que fut cette libéralisation)?
Nous devons prendre un train vers Stansted Airport puis un bus
jusqu'à la gare de Liverpool Street à Londres. Que dire du bus?
L'air conditionné était glacial et les sièges prévus pour des
personnes mesurant moins d'1,60m. Ce n'est pas la façon la plus
agréable de voyager mais soit.
Pendant ces quelques jours, nous aurons été accompagnés par...
Quelques considérations subjectives sur la nourriture et la bière britanniques D'abord le petit-déjeuner: le full english beakfast se
compose d'un bol de céréales puis d'une assiette composée en général
de bacon, saucisse, tomates, haricots sauce tomate, champignons,
oeufs sur le plat. Le tout est cuit, bien entendu. En fonction des
régions et des B&B, l'assiette contient également du boudin noir
(Irlande, Ecosse) et/ou du pain grillé sous l'oeuf. Rarement, le
repas est accompagné d'une purée de pommes de terre frite. C'est
comme des croquettes mais moins ferme. Pour le dîner, les Britanniques ont trouvé la solution à leur pain pas spécialement bon: il le rendent meilleur en les remplissant d'excellentes choses: thon, tomates, salade, poulet, pickles, salade aux oeufs, concombre, etc. C'est vrai, en Belgique, nous avons ça aussi mais les sandwiches britanniques ont vraiment quelque chose de spécial. Le repas peut s'accompagner d'un morceau de leurs excellents fromages. Nous connaissons en Belgique surtout le Cheddar et le Chester mais nos goûts se portent surtout vers le Double Gloucester (prononcez "dobel Glostair"), le Red Leicester (prononcez "Raid Laistair"), le Stilton (sorte de bleu) voire le Shropshire (un bleu orangé... sans mauvais jeu de mots sur une future-ex-coalition politique). Au souper, depuis quelques années, il y a une nette
amélioration diététique dans la nourriture servie dans les pubs.
Nous trouvons plus régulièrement des légumes, souvent cuits à la
vapeur, et moins de frites. Nous ne pouvons terminer cette énumération culinaire sans parler des desserts. La Grande-Bretagne, ce n'est pas que le Christmas pudding prêt depuis 6 mois ou la jelly à la menthe. Les desserts comme les apple pies et les crumbles (spécialités de Catherine) viennent de là. Les scones, sablés et autres douceurs agrémentent le thé de 17h d'après balades. Enfin, l'évolution du goût de la bière britannique mérite
en effet un long développement. Dans les années 70, les grosses
brasseries dominaient et avaient la plupart des pubs sous licence.
Résultat des courses, chaque pub offrait la même bière au goût
uniforme et, par conséquent, insipide. Des citoyens aimant déguster
des bons breuvages houblonnés se sont rassemblés et ont lancé la
CAMRA (Campaing
for Real ales - Campagnes pour de la vraie bibine). Et 20 ans plus
tard, les basseries locales ont refait surface. Et si les pubs
franchisés sous l'égide des multinationales tiennent toujours le
haut du pavé, elles doivent maintenant cohabiter avec des pubs
proposant presque exclusivement des real ales, certes un peu plus
chères (un peu comme les produits des magasins du monde).
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