ASSOCIATION DU 38 - Souvenirs de vacances  

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Juin 2008: Venise

Mercredi 18 juin
Jeudi 19 juin
Vendredi 20 juin
Samedi 21 juin
Dimanche 22 juin
Lundi 23 juin
Coups de coeur des vacances
Les livres qui ont fait le voyage
Quelques photos

Ce n'est plus un secret pour personne, les villes d'eau, nous on adore! Et question eau, Venise est une des mieux lotie... Il y a trois ans, après moult efforts et trésors de persuasion, Olivier avait finalement accepté d'aller à Venise, à un moment où il ne ferait pas trop chaud. Nous y étions allés fin novembre. La ville était superbe mais les pluies nous avaient empêchés de tout voir. Nous nous étions promis d'y retourner.

Et voilà quelques mois, nous nous sommes décidés pour cette période de juin: de longues journées, un temps normalement encore agréable et des prix hors saison. D'ailleurs, SN Brussels Airlines avait fait une promotion à 20€ l'aller-retour (hors taxes bien entendu!). Le temps de trouver un hôtel et nous voilà fin prêts!

Mercredi 18 juin – Ans-Venise: Cannaregio

L'avantage d'arriver à Venise à 8h30 du matin, c'est que nous avons toute la journée pour visiter. L'inconvénient, c'est que l'avion décolle à 6h30 et que nous nous levons 3 heures plus tôt encore (un grand merci au papa de Catherine pour le lift). Petit-déjeuner frugal (café, café, café) et nous voilà dans la nouvelle Kangoo, en route pour Zaventem.
SN BA nous avait envoyé un e-mail la veille pour nous permettre de choisir notre place dans l'avion. Arrivés à l'aéroport, nous n'avions qu'à nous rendre au Bagage Drop-off et c'est tout. Bon, ça, c'est quand tout va bien: ils ont changé de type d'avion (plus petit), nous devons donc faire un nouveau check-in. C'est ça aussi les avantages de la modernité: faire croire aux usagers-utilisateurs-consommateurs que tout va aller mieux alors que ce n'est pas le cas. Soit. Passage aux contrôles de sécurité (mais pourquoi la madame elle s'obstine à parler en néerlandais??) sans rien de particulier à signaler et nous nous rendons à la porte d'embarquement. Tout cela nous aura quand même pris presque 40 minutes. Le temps de se poser et de se préparer à l'attente de l'embarquement que nous sommes appelés dans l'avion. Ce ne sont pas encore les vacances, il est à peine rempli.

Arrivés à l'aéroport Marco Polo, environ 1h30 plus tard, nous nous rendons vers l'embarcadère d'où nous prendrons un bateau pour Venise. Le trajet dure +/- 70 minutes et l'arrivée près de la place Saint-Marc par la lagune est à couper le souffle! A faire au moins une fois!

Le temps de trouver l'hôtel (oui, Venise, c'est aussi la ville des ruelles, des culs-de-sac et des touristes), nous voilà fins prêts pour notre première journée.

Nous commencerons par ce que nous n'avions pas eu l'occasion de faire/terminer pour cause de pluie: Cannaregio.

Le trajet jusque là nous rappelle de bons souvenirs (oui, la ville est superbe) et d'autres (il y a décidément beaucoup de ponts et d'escaliers). Nous finissons par voir l'Église des Gesuiti. Un seul mot: superbe! L'intérieur et l'extérieur. Et d'un calme!

Notre balade nous conduit vers l'église Santa Maria dei Miracoli (comme les miracles, pas les pseudo-pâtes). Très belle mais plus terne à côté des Gesuiti. Ensuite, c'est la Ca' d'Oro que nous avions vu du Grand Canal la dernière fois.

Nous dînerons d'un sandwich sur une petite place avant d'aller prendre des renseignements sur le nouveau pont de Calatrava à la gare. Le quatrième pont du Grand Canal n'est pas terminé, nous ne pouvons donc pas le traverser mais il a l'air pas mal. Zut, on va devoir revenir à Venise pour le voir.

Nous nous rendons enfin vers le Ghetto que nous n'avions presque pas vu en novembre en empruntant les fundamenta de Cannaregio. Ces quais sont superbes, avec très très peu de touristes. Les appareils photos chauffent!
Le Ghetto, c'est le quartier Juif depuis environ 6 siècles car Venise et les Vénitiens sont les malheureux inventeurs de ce terme, dont la célébrité n'a cessé de parcourir le monde malheureusement. Etymologiquement, le nom vient des scories de la fonderie. Les Juifs ont été tolérés par les Vénitiens pour des raisons économiques (tiens donc!) mais ne pouvaient sortir des murs de leur quartier la nuit venue. Ils devaient en plus porter un signe distinctif jaune... jusqu'au 18° Siècle! Toute ressemblance avec des évènements pas si éloignés que ça etc., etc.

Nous terminerons notre promenade dans ce quartier par l'église della Madonna dell'Orto. Nous l'avions déjà vue aussi mais sous le soleil de juin, elle vaut la peine et le coup d'oeil.

Retour vers San Marco pour retrouver l'hôtel (pfffttt ces touristes!) et prendre possession de la chambre et nous voilà repartis à la recherche d'une place (pardon, d'un campo) où préparer notre journée du lendemain et relater les événements du jour avant de trouver un endroit où manger.

On nous avait fortement recommandé le restaurant "Marco Polo". Nous le trouvons assez aisément mais la porte est close, les lumières sont éteintes et sur la porte, se trouve un petit mot qui, traduit littéralement, signifie "fermé par lassitude". Respect! Mais où allons nous manger? Nos pas nous guident vers la Trattoria da Bruno. Ambiance sympa (à part l'accordéon plus qu'énervant), bonne nourriture... et un verre de Murano en forme de bonbon pour Catherine au moment de payer l'addition. Une adresse à retenir!

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Jeudi 19 juin: Les îles

Après une nuit réparatrice, nous voilà fins prêts pour les îles. Mais avant, un petit-déjeuner nous attend. Sur le site de l'hôtel (Antica Vanezia), les photos de la terrasse étaient alléchantes. La vérité est encore plus belle: vues sur le Campanile et les toits rouges de Venise. Magnifique! (Oui, c'est vrai, c'est un mot qui revient souvent, avec "Superbe!"... et alors?)

Nous voilà de retour dans les ruelles vers Fundamenta Nuove pour prendre un bateau vers Murano, première étape de notre périple. Cette île est reconnue et renommée pour ses souffleurs de verre. Nous visitons d'abord l'église Santa Maria e Donato, toute en briques rouges.
Le musée du verre sera notre prochaine étape. Nous sommes époustouflés par ces vases du Ier siècle après JC qui sont déjà d'une finesse et d'une beauté qu'on se demande si les étiquettes n'ont pas été changées pour se jouer des touristes que nous sommes. Nous nous promenons ensuite dans les ruelles et les fundamente. Nous passons, entre autres, par un pont en bois assez haut. "C'est solide?" demande Catherine en se tenant à la rampe. "Mais oui, c'est solide!" répond Olivier juste au moment où la planche sur laquelle il pose son pied fait un crac inquiétant. Ce pont a été vite traversé.
Nous nous retrouvons sur une place où Catherine se laisse tentée par un médaillon de verre. C'est son seul bijou, ceux qui la verront avec ne pourront pas se tromper, c'est celui de Murano.

Nous comptons prendre le vaporetto jusqu'à Burano où nous dînerons. Enfin, si le bateau veut bien nous prendre: apparemment, une crise de lassitude souffle sur Venise comme les souffleurs sur le verre; notre pilote du jour a décidé de laisser les touristes en plan. Tant pis, nous mangerons à Murano. Sur un campo, nous trouvons la Trattoria bure della terra où nous prendrons le menu du jour. Primo piatto: penne a l'amatriciana pour Olivier et spaghetti al pomodoro pour Catherine. Ensuite, escalope a la Milanese e insalata pour Olivier et sole grillée e insalata pour Catherine. Le tout agrémenté d'eau pétillante (nous devenons atrocement sérieux!). Cela nous aura donné l'occasion d'essayer notre italien culinaire, pas si mauvais que ça d'ailleurs.

Nouvel essai, réussi cette fois, nous nous dirigeons vers Burano en s'arrêtant à Mazzorbo. Cette petite île est charmante et nous passons un pont de bois pour aller à Burano. Nous ne verrons pas grand chose pour le moment, la correspondance pour Torcello est justement là. Torcello, la "petite tour", est si verte que le fait de ne pas voir beaucoup de parcs à Venise nous frappe de plein fouet. A part ses sentiers (peu nombreux), la basilique et une église ainsi que le trône d'Attila (où on est très bien assis), il n'y a pas grand chose à voir. Mais tout cela vaut le détour quand même.

Nous voilà donc à Burano, île mondialement reconnue pour sa dentelle. Il y a un musée qui y est consacré mais nous préférons nous promener dans les rues et ruelles colorées: chaque maison est peinte de couleur vive. Elles doivent être repeintes chaque année et ne peuvent changer de couleur sous peine d'amendes. Le tout donne un charme irréel, un décor de cinéma. Ah oui, la glace stracciatella vaut le détour (ben oui, il fait chaud).

Notre dernière destination du jour est l'île de San Michele et son cimetière. Nous devons revenir à Murano et prendre un autre bateau pour San Michele, mais nous ne sommes pas au point et après quelques débarquements et embarquements, nous décidons de remettre cette visite à demain (le cimetière ferme à 18h, il ne nous restera pas beaucoup de temps pour le visiter) et rentrons vers Zan Zaccharia en bateau. Cela nous donnera un moment pour nous reposer.

Nous rentrons à l'hôtel pour un nettoyage rapide avant de songer au repas du soir. Nous passons par le pont des soupirs que nous ignorons superbement. Il faut dire que nous l'avions déjà vu la dernière fois et il est petit et moche. Il ne vaut pas non plus son nom aux soupirs des amoureux passant en-dessous (on ne peut pas passer en-dessous) mais aux soupirs des prisonniers passant par là pour se rendre dans leur cellule. Ce sera la dernière fois qu'ils verront la lumière du jour.

Après le bref intermède à l'hôtel, nous nous rendons vers la calle delle rasse en passant de nouveau par la piazza San Marco et le pont des soupirs. Nous finirons notre soirée sur le campo San Maurizio profiter de la douce chaleur du début de soirée.
Cette soirée nous pousse à réfléchir sur le caractère romantique de la ville. Elle est magique, envoûtante, superbe, étonnante, magnifique. Oui. Mais romantique? Et d'abord que veut dire ou qu'entend-on par romantique? Un voyage en gondole (objet de toute beauté il est vrai), à s'embrasser au son du gondolier chantant "O sole mio" rend-il la ville romantique? Ou est-ce se perdre dans les rues? D'où vient cette renommée? Est-ce la réputation de Casanova ou est-ce que la ville était romantique au départ ou l'est-elle devenue au fur et à mesure des arrivages de couples se demandant en mariage ou simplement voulant passer un long, très long moment ensemble? Toutes ces réflexions nous conduisent à la conclusion que pour nous, Venise est plus que tout cela réuni.

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Vendredi 20 juin: Le Palais des Doges – San Giorgio Maggiore – Tour de l'horloge

Nous commencerons la journée par une visite du Palais des Doges. A cette heure-ci (9h15), la file d'attente est quasi inexistante. Nous profitons cependant de la fraîcheur des salles (le thermomètre de la terrasse de l'hôtel montrant déjà 28°C à peine 1h plus tôt).

Les différentes salles sont superbement décorées et on imagine sans peine la puissance qu'ont pu avoir les doges et, par eux, Venise.
La salle du Grand Conseil veut à elle seule la visite. Plus grande qu'une piscine olympique, elle frappe par sa majesté. Le contraste avec les prisons, à peine à 5 minutes de distance, est encore plus frappant.

Oh ironie! Nous qui avions ignoré hier le Pont des soupirs, voilà que nous passons dedans. C'est Lord Byron qui le baptisa ainsi. Au départ appelé "Le pont des prisons", il prit le nom de "Pont des soupirs" en raison de l'histoire racontée plus haut.

Prochaine visite prévue, la Tour de l'horloge. En fait, on ne peut pas la visiter mais ce n'est pas grave. Elle ressemble fort à celle de Prague. Très jolie. Rien à ajouter.

Voici le muse Correr et la Bibliothèque nationale. Le musée Correr renferme des collections retraçant l'histoire de la ville. Les maquettes des galères et la collection de pièces de monnaies sont impressionnantes. Nous ne nous attardons pas sur les pièces archéologiques et allons, non sans impatience, vers la Bibliothèque. D'après le Routard, elle compte près de 500.000 volumes mais nous ne pouvons visiter que les 2 Salles monumentales. Nous sommes déçus, très déçus: pas de rayonnages, très peu de livres. La partie intéressante de la bibliothèque ne doit être accessible que sous des conditions strictes... Tant pis!

Avant de passer à autre chose, nous allons prendre le vaporetto pour San Michele, le cimetière que nous n'avons pas eu le temps de visiter hier. Nous allons faire le tour de la ville par le Nord, en passant sous le pont Calatrava... qui a l'air transparent... hum, ce ne sera peut-être quand même pas une bonne idée de vouloir le traverser...

Le cimetière de San Michele est tellement cher que seules les familles riches peuvent se payer une concession. L'histoire ne dit pas où sont enterrés les morts des familles pauvres... sur le continent peut-être...

Le cloître est superbe et ce n'est que trop tard que nous voyons le panneau "Interdiction de photographier". Oups.

La poubelle pour les déchets organiques nous paraît tellement incongrue dans un endroit comme celui-ci que nous ne pouvons échapper un rire, discret bien entendu.

Retour sur la terre ferme pour un dîner tardif au campo San Formosa et nous allons à pied vers San Zaccharia pour reprendre un autre vaporetto pour San Giorgio Maggiore. Pas grand chose à voir sinon l'égliseet le Campanile. La vue à partir de là est à couper le souffle, bien plus belle que celle du Campanile d'en face.
Deux choses sont cependant à éviter: une visite vers les heures 00 (quand les cloches sonnent, elles font un peu mal aux oreilles) et une visite en jupe (le vent est assez vicieux... mais cela ne concerne que les filles, à moins que Monsieur ait décidé de se balader en kilt).

Nous voilà donc de nouveau sur la Serenissime où notre prochaine étape sera celle de trouver les cartes et de les rédiger. Nous allons nous réfugier dans les Giardini, à l'ombre, où nous en profiterons pour préparer la prochaine journée et lire un peu.

Il paraît qu'à Venise, si on veut manger une bonne pizza, il faut aller au Nono Risorto. Et comme nous avons envie d'une pizza, l'adresse est trouvée... en tout cas, sur le plan! Nous prenons le vaporetto à Giglio jusqu'à San Stae, le trajet sur le Grand Canal dure +/- 25 minutes. Puis nous nous perdons dans les ruelles. Nous rejoignons le Routard quand il dit que c'est tout le charme de Venise sauf quand on a faim!

Mais nous trouvons l'endroit. Premier coup d'oeil inquiétant: personne dans la salle! Par contre, en terrasse, il reste 1 table. Le service est rapide, la pizza tout simplement fabuleuse et le demi-litre de vin rouge bon, sans plus mais l'eau est gratuite: ils luttent contre les multinationales en ne faisant pas payer leur eau. Un engagement clair et net qui se manifeste également par des affiches "No a la guerra! Stop the war!", un portrait du Che et une ostentatoire propension au tri et au recyclage des déchets. Un resto éco-socialiste? Qui sait?

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Samedi 21 juin: San Marco et Dorsoduro

Après une nuit un peu plus agitée (le resto à côté a dû avoir un peu plus de monde), nous nous dirigeons vers la grande poste pour les cartes postales.
Cet endroit est toujours aussi impressionnant par sa taille! Nous marchons ensuite dans le quartier de San Marco, sans aller sur la place mais en faisant un bref arrêt à l'hôtel. Nous voyons enfin l'escalier du Bovolo mais ne passons pas par la Fenice (nous l'avons déjà vue trois fois depuis notre arrivée).
Nous retournons sur le Campo San Stefano pour passer le pont de l'Accademia. En Italie aussi, on fait du définitif avec du temporaire: ce pont en bois est provisoire depuis 1930 (il a été restauré en 1985). Ne connaissant pas assez les oeuvres exposées et ne voulant pas nous perdre dans ses salles, nous n'irons pas au musée de l'Accademia. Une autre fois certainement.

Nous sommes trop impatients de nous balader dans notre quartier préféré: le Dorsoduro et d'essayer de retrouver la place que nous avions trouvée si jolie il y a trois ans. Nous commençons par les Zattere, quais larges faisant face à l'île de la Giudecca. Nos pas nous mèneront vers différentes places où nous retrouverons le caractère tranquille du quartier... mais pas la fameuse place. Nous dînons sur le Campo Santa Margherita (non ce n'est pas celle-là non plus!) où l'ambiance conviviale nous ravit. Tout le monde s'interpelle joyeusement, les passants, les commerçants et les marchands ambulants. On se croirait dans un film. Nous terminons la balade à San Nicolo dei Miracoli (pourquoi les cloches y sonnent-elles alors que dans le Routard, il est marqué qu'il n'y a plus de cloches?).

Notre prochaine étape est la Piazzale Roma pour voir à quelle heure nous devrons partir lundi pour l'aéroport (eh oui, il faut déjà songer au retour). Puis, un rapide arrêt à la gare avant de retourner au Dorsoduro... enfin une fois qu'on arrêtera de tourner en rond dans les ruelles. Un merci tout particulier au vieux monsieur qui voulait absolument nous montrer le chemin vers la Piazzale Roma que nous essayions d'éviter par tous les moyens.

Nous revoilà enfin de retour le long des Zattere. Il n'y a pas à dire, c'est un des plus beaux endroits de Venise avec le Cannaregio. Nous trouvons un endroit à l'ombre (il fait pas loin de trente degrés, si pas un peu plus!) pour un repos bien mérité.

Cela devient un rituel ou une habitude, c'est selon, mais nous sommes de retour à l'hôtel pour un brin de toilette avant de trouver un endroit où manger puis profiter de la douce soirée sur un campo avant de rentrer. Cette fois-ci, le Marco Polo n'est pas pris par la lassitude mais sa carte semble tellement peu originale (et un zeste trop chère) que nous décidons d'aller ailleurs. Nos pas nous mèneront vers le campo San Formosa et le restaurant Bru... quelque chose. Tiens, ces clients ne semblent pas contents concernant l'addition. Ils semblent oublier qu'en Italie, on paie les couverts et 12% de taxe en plus. Olivier prend des spaghetti alle vongole (qu'il aura un peu de mal à digérer... au sens propre) et Catherine une escalope alla pizzaiola. Et effectivement l'addition est un peu chère (ils exagèrent le prix du pain et des grissini). Bah, c'était bon.

Petite balade digestive à la recherche d'un campo que nous ne trouverons jamais. Comme nous avons déjà parcouru plus ou moins 21 kilomètres aujourd'hui, nous nous installons sur des bancs près de la Place Saint Marc pour regarder les bateaux, les touristes achetant des objets inutiles vendus à la sauvette etc.

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Dimanche 22 juin- San Polo et Santa Croce et day off

La journée a mal commencé. Catherine a cassé le bonbon offert mercredi soir. Qu'à cela ne tienne, elle en a acheté dix dans un magasin pour touristes; elle en offrira quelques-uns.

Nous entamons notre journée par le marché du Rialto. En ce dimanche, toutes les places sont vides. Cela confère à l'ensemble un aspect intéressant.

Nous nous dirigeons vers le Campo San Polo, le plus grand de Venise après San Marco, et vers l'église des Frari. La dernière fois, elle était fermée et elle l'est encore cette fois-ci mais nous tenterons à nouveau notre chance cet après-midi. Nous continuons vers San Giacomo del'Orio et son campo où nous avons un choc: voilà le campo que nous avions tant apprécié! Sous ce soleil, avec les terrasses, l'église, les arbres et sa fontaine, il est toujours aussi accueillant. Nous sommes ravis de l'avoir retrouvé!

Mais la journée n'est pas terminée, nous allons dîner à la gare avant de nous balader dans Cannaregio. Le soleil tape vraiment fort, nous partons nous réfugier aux Frari. De dehors, cette église ressemble à pas grand-chose mais à l'intérieur, c'est une explosion d'espace et de lumière. Les oeuvres exposées sont magnifiques. On ne ressent pas cette impression de richesse tape-à-l'oeil comme dans certaines églises. Elle a bénéficié de larges contributions, cela se voit, mais elle ne le montre pas de manière trop ostentatoire. A voir absolument!

Nous retournons au campo San Giacomo del'Orio pour un repos bien mérité avant d'envisager la suite de la journée. Par ailleurs, ce quartier regorge de campi très attrayants: citons le campo de Tedeschi, celui de Nazario Sauro et, plus près de la gare, le campiello San Simeon Profeta qui donne sur le Grand Canal.

Il y a quelque chose de touchant à voir les touristes avec leur plan en main, tout occupés à déchiffrer les noms des campi, ramo et calle et à essayer de trouver leur chemin, tâche plus aisée sur papier qu'en réalité. Bien entendu, nous ne faisons pas exception à la règle. C'est encore une chose qui rend Venise si attirante. C'est aussi amusant(sauf quand on a faim!) de se promener sans carte dans un quartier que l'o a déjà traversé quelquefois et d'essayer de relier un point à un autre. Parfois on s'en sort, parfois la carte aide (beaucoup). Mais quelle joie quand on n'a pas besoin de la carte!

Après un bref décrassage à l'hôtel (ben oui!), nous allons dans le Castello pour voir l'église de San Francisco della Vigna et surtout son cloître. C'est une course contre la montre parce qu'elle ferme à 19h et qu'il est déjà 18h30. D'ailleurs, Catherine prend les choses en main, ou, plus précisément, le Cartoville pour aller à la Chiesa.
En effet, nous nous sommes rendus compte qu'à Venise, Catherine avait un meilleur sens de l'orientation qu'Olivier... Voilà qui est tellement étonnant (d'abord que Catherine ait le sens de l'orientation puis qu'il soit meilleur, à Venise, que celui d'Olivier) que cela mérite d'être souligné.
Nous déambulons ensuite dans le Castello (qu'il faudra approfondir la prochaine fois) pour aller Via Garibaldi pour manger des harengs saurs au restaurant Da Giorgioni. D'abord, il n'y a pas de harengs. Puis nous ne sommes pas super bien reçus. Apparemment, ils attendent deux grandes tablées. Nous prenons le menu touristique: deux pâtes à la bolognese pour commencer (plats assez copieux), ensuite arrivent les contorni (les accompagnements) et l'attente du plat. Après quoi, environ 20 minutes, les grandes tablées et d'autres tables déjà servies, nous en avons assez et Catherine sort ses méchants yeux (et elle sait très bien le faire, si, si!) et demande l'addition. Des discussions avec la patronne s'ensuivent mais nous restons inflexibles. Ils n'auront pas de pourboire mais ils ont été honnêtes, nous n'avons pas payé le plat principal. Dommage pour eux, mais à voir la tête d'autres clients, ils avaient intérêt à se dépêcher en cuisine.

Nous rentrons à l'hôtel pour payer la chambre, faire les sacs, prendre une douche et pour Olivier, regarder Italie-Espagne (enfin un petit peu!).

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Lundi 23 juin – Venise-Bruxelles

Après une nuit agitée (le restaurant à côté a fait quelques travaux pendant la nuit et on n'a jamais compris le fonctionnement de l'airco), nous voilà prêts à partir un peu avant 6 heures du matin.

Nous traversons la ville encore endormie mais sous un soleil déjà chaud. Nous passons par des calle et des campi déjà croisés. Tout cela a un charme indéniable. En à peine 35 minutes, nous arrivons à la Piazzale Roma avec son lot de voyageurs perdus: "Il n'y a pas le nom de l'aéroport sur mon billet! Comment savoir si c'est bien Marco Polo?"... ben, en demandant tout simplement!

Vu l'heure matinale, nous rejoignons l'aéroport en quinze minutes seulement. Nous avons le temps de prendre un petit-déjeuner. Catherine prend un macchiato et Olivier un caffe latte. Un macchiato, c'est un café (un ristretto fort, très fort) avec un soupçon de lait. La seconde tournée comprendra un jus d'oranges pressées pour Catherine et un macchiato pour Olivier: un bon coup de fouet pour commencer la journée, c'est ce dont nous avons besoin. Surtout que ce soir, on va voir The Boss, et, le connaissant, il ne va pas faire un concert d'une heure trente, pointeuse en main! Mais ça, c'est une autre histoire.

Coups de coeur des vacances

Le Campo Santa Maria Nova (Castello)
Le Campo San Giacomo del'Orio ( San Polo et San Croce)
Les macchiati
Le Campo Margherita
Le Dorsoduro
Le Cannaregio (le dessus)
Le Nonno Risorto
Murano

Les livres qui ont fait le voyage

Samedi de Ian Mc Ewan
Mort aveugle
de Karin Slaughter
Seule Venise
de Claudie Gallay
Another Venice
le Cartoville
le Routard
le National Geographic
Et en fond l'Euro 2008

 

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Dernières vacances

Octobre 2009: Kent

Mai 2009: Paris

Mars-Avril 2009: Florence

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