ASSOCIATION DU 38 - Souvenirs de vacances  

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Mars-Avril 2009: Firenze

C’est l’histoire d’un gars qui allait avoir 40 ans (entre-temps, c’est fait!). Il paraît que ça se fête. Apparemment, c’est aussi un bon plan pour se faire enguirlander quand on vient contrecarrer certains plans. Je m’explique. Catherine avait fomenté avec certaines personnes (elles se reconnaîtront) de me ménager une plage sans activités entre le 28 mars et le 1er avril. Tout fonctionnait à merveille mais un fâcheux concours de circonstance (appelé formation questionnement critique du monde de l’université populaire de Liège) est venu quelque peu gâcher ce beau scénario: le pot aux roses (l’idée d’un voyage) était partiellement découvert. Restait la destination, qui, elle, fut dévoilée le 28 mars au matin. Un voyage vers Florence, ville de Dante (Alighieri, pas Brogno!) se profilait à l’horizon. Chouette alors, une nouvelle ville à visiter et pas n’importe laquelle, encore un fleuron de la civilisation européenne.

29/03/09
30/03/09
31/03/09
01/04/09
Quelques photos
 

Dimanche 29/03

Guillerets et heureux comme des pinsons pimpants, nous arrivons à l’aéroport et allons directement vers la porte d’embarquement (puisque le check-in peut se faire online: c’est donc le consommateur qui fait le boulot d’un travailleur, mais bon soit, c’est une autre histoire1), sauf que quand cette dernière n’est pas mentionnée, c’est un peu dur de la trouver spontanément: donc, au lieu de gagner du temps, on erre dans ce royaume de la consommation. Comme d’habitude, j’ai sonné au contrôle (sans avoir pu en identifier la cause) et j’ai dû me délester de mon déodorant liquide, une véritable arme de destruction massive.

Trêve de plaisanterie, nous arrivons à Florence sains et saufs. Apparemment, il a l’air d’avoir plu. Tant mieux, nous pourrons jouer avec les reflets pour faire des photos. Nous rejoignons notre hôtel fucking classieux en longeant l’Arno et déjà nos yeux sont émerveillés par la Galerie des Offices, le Ponte Vecchio et de nombreux autres bâtiments alléchants. Puis, nous nous débarrassons de notre brol et nous voilà partis pour une première prise de contact. Santa Croce (quelle piazza !), une synagogue, des petites venelles sympathiques et puis une pizza juste au moment où des hallebardes tombent. Vivement demain pour reprendre les visites.

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Lundi 30/03

Aujourd’hui, les choses sérieuses commencent. Après un petit déj’ peu varié (il semblerait qu’une razzia avait été orchestrée avant notre entrée), nous voilà partis sous un beau ciel bleu.

Comme hier, nous commençons par longer la rive de l’Arno et prenons quelques photos autour du Ponte Vecchio qui contenait initialement des officines de poissonniers et de bouchers. Comme cela puait trop pour les Médicis, ils les ont remplacés par des bijoutiers. Notre première destination est l’église Ognissanti mais nous flashons d’abord sur une superbe demeure Art Nouveau. Comble de bonheur, l’église susmentionnée renferme aussi un cloître (un de nos dadas !), cloître qui renseigne à titre indicatif la hauteur de la montée du fleuve lors des inondations de 1848 et de 1966 (plus de 5 mètres, cette dernière année, entraînant la destruction de fresques murales). L’église suivante en a un aussi: Santa Maria Novela se caractérise comme d’autres à Florence par son revêtement en marbre blanc et vert (comme le Duomo et le Campanile par ailleurs); c’est certes beau et original. Puis, nos pas nous mènent vers la Piazza Santa Signoria, la galerie des Offices et le Palazzo Vecchio. Impressionnés par la majestuosité de ces monuments, on se dit qu’il est temps d’aller manger un bout et on tombe sur une petite gargote locale sympathique où nous nous contentons d’un verre de vin rouge et d’une ribollita, une soupe tellement épaisse qu’elle ne contient pratiquement pas de liquide mais bien des légumes (haricots, chou, épinard) et du pain rassis apparemment recuits (de là le nom ribollita). Délicieux.

Puis nous nous retrouvons sur la Piazza San Lorenzo près de l’église du même nom qui nous rappelle une autre plus ou moins similaire vue à Venise. Nous nous arrêtons ensuite sur la Piazza San Marco pour profiter du soleil. Un cappucino salutaire fut bien nécessaire pour recharger les accus et nous permettre de déambuler dans le quartier universitaire avant de visiter la Piazza di Santissima Annunziata et son église. Une place ample, aérée et splendide. Il est maintenant temps de faire un arrêt au stand avant de songer au… souper. Et quel souper, ce fut un véritable ravissement: une assiette de charcuterie (porc, sanglier) accompagnée d’un chianti gallo nero dans un bar à vins de derrière les fagots! Mmmmmh!

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Mardi 31/03

Aujourd’hui, direction l’Oltrarno, ce qui veut dire que l’on passe de l’autre côté du fleuve.

Dès les premiers arpents parcourus, nous nous rendons compte que le coin est moins touristique et que ses venelles gagnent ainsi en charme.
Très vite, nous passons la porte San Nicolo, vestige des fortifications entourant la ville médiévale pour rejoindre par des escaliers l’église San Miniato. En route, nous constatons que la ville de Florence a un service s’occupant des droits des animaux et fournissant des abris pour les chats. Encore une illustration du rôle indispensable des services publics?

Au fur et à mesure que nous gravissons les degrés, nous sommes époustouflés par les vues obtenues sur la ville lorsque nous nous retournons. Et l’église de San Miniato est une pure merveille: encore sertie de marbre vert et blanc, elle brille par sa sobriété, ses fresques murales et sa mosaïque au niveau de l’autel. Franchement, les mots manquent.

Après ce choc, nous repartons vers la campagne dans les villages florentins. Cette balade à pied est en quelque sorte un test: si l’expérience est concluante (les paysages, le dénivelé,…), le risque existe que nous envisagions à terme de revenir nous balader en Toscane (Sienne, Greve in Chianti, San Gemigniano,…) et il n’a pas fallu marcher longtemps pour tomber sous le charme de ces champs d’olivier.

De retour dans la ville, nous nous rendons dans une trattoria bruyante recommandée par le Routard. Assis au milieu des ouvriers, nous goûtons les plats locaux: soupe aux haricots et aux pâtes, escalope de veau grillée, raviolis à la sauce au lapin et tripes à la florentine. Excellent. Un espresso bien frappé plus tard, nous nous rendons vers le Palazzo Pitti, 2ème résidence des Médicis et son gigantesque Giardino di Boboli, un jardin à l’italienne avec moult statues, fontaines et cyprès.

Pour terminer la journée, quelques églises et un repos bien mérité dans le lobby de l’hôtel. Un peu comme à Venise, notre préférence se porte indubitablement sur les quartiers plus populaires.

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Mercredi 01/04

Dernier jour déjà.
Jour au cours duquel nous avons éclairci le mystère des croissants italiens: certains sont nature tandis que d’autres sont fourrés à la crème, à la confiture ou au chocolat.

Il nous reste en somme une matinée à Florence. Nous décidons de retourner sur la Piazza Santa Croce, histoire de visiter la basilique. Le ciel est clément et le soleil et le vent sont de la partie (comme quoi il ne faut pas toujours croire les prévisions météo sur Internet qui annonçaient sans nuance de la pluie!). L’intérieur de la basilique est une fois de plus superbe et leurs cloîtres aussi.

Lorsque nous nous rendons à la synagogue (car nous avons entre-temps abandonné toute velléité d’entrer dans un musée puisqu’il fait bon), on nous annonce qu’il faudra passer le détecteur à métaux et laisser nos sacs au vestiaire (des casiers en fait). Soit. Le seul hic, c’est que leurs casiers sont trop petits et lorsqu’on essaie de le faire remarquer dans notre italien lacunaire, l’employée pète un câble et fait montre de sa meilleure mauvaise humeur. Soit, cela sera sans nous, non mais!
Puis pour finir mon film, j’ai pris sur la Piazza Santa Croce une plaque constellée d’eau. Quelle ne fut pas notre surprise de voir d’autres personnes singer cette démarche! On aurait dû déposer un copyleft!

Après cela, nous déambulons gentiment dans Florence à la recherche des coins qui nous ont plu. Un dernier détour par Piazza Santissima Annunziata où nous dégustons une gelato (ce serait en effet un scandale de ne pas manger une glace en Italie tout comme de ne pas y boire du café - sous toutes ses formes - et du vin, non?). Le temps de trouver l’arrêt de bus pour l’aéroport et nous revoilà sur le chemin du retour. Une seule conclusion provisoire: nous aimons de plus en plus l’Italie et Catherine a vraiment eu le nez fin (Ta!).

Et dès le prochain voyage, c’est elle qui reprend la plume!

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1 À approfondir d’ailleurs en lisant: Marie-Anne Dujarier, Le Travail du consommateur. De McDo à eBay: comment nous coproduisons ce que nous achetons, La Découverte, Paris, 2008, 246 pages, 18 euros.

 

Dernières vacances

Octobre 2009: Kent

Mai 2009: Paris

Mars-Avril 2009: Florence

Décembre 2008: Londres

Septembre 2008: Cleveland Way

Juin 2008: Venise

Mai 2008: Paris

Octobre 2007: Saint-Pétersbourg

Août 2007: Tamise, Oxford, Cambridge

Mai 2007: Winchester-Salisbury

Septembre 2006: Barcelone

 

 
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